Ce samedi, 11 octobre 2025, le Ministre de la Santé, Dr Robert Kargougou, représentant Son Excellence Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, a présidé à Kaya, dans la région des Koulsé, la cérémonie marquant la vingt-troisième Journée africaine de la médecine traditionnelle (JAMT).
La célébration s’est déroulée en présence du Ministre en charge de l’Environnement, M. Roger Baro, ainsi que des autorités administratives, coutumières et religieuses. Placée sous le thème « Renforcer la base factuelle sur la médecine traditionnelle », cette journée a mis en avant l’importance de reconnaître et de promouvoir les savoirs traditionnels africains.
Selon le ministre Kargougou, la tenue de cette 23ᵉ Journée africaine de la médecine traditionnelle s’inscrit dans la vision de Son Excellence le Capitaine Ibrahim Traoré, Président du Faso et Chef de l’État.
« Le Capitaine Ibrahim Traoré est engagé pour la valorisation de la connaissance africaine, qui constitue l’un des piliers fondamentaux de notre développement endogène », a-t-il affirmé.
Le premier responsable du département de la santé a souligné que le choix de la Cité du cuir pour abriter cette commémoration est un symbole fort de la résilience du peuple burkinabè, qui reste debout malgré les défis sécuritaires. Il a également dressé le bilan du processus d’opérationnalisation de l’interface entre la médecine traditionnelle et la médecine conventionnelle.
Dr Kargougou a relevé plusieurs acquis importants, parmi lesquels l’existence d’une Direction de la médecine traditionnelle et alternative (DMTA), la mise en place d’unités semi-industrielles de production de phyto-médicaments, l’enregistrement de douze médicaments traditionnels améliorés sur la liste des médicaments essentiels du Burkina Faso, l’autorisation d’exercer accordée à plus de quatre cents praticiens, ainsi que l’adoption d’un cadre réglementaire favorisant la collaboration entre praticiens de la médecine traditionnelle et ceux de la médecine moderne.
Le président des tradipraticiens de santé des Koulsé, Étienne Sawadogo, a salué le soutien constant des autorités administratives et coutumières dans la valorisation de leur métier. Il a également appelé à l’union de tous les acteurs du domaine. « L’union entre les praticiens de la médecine traditionnelle est le gage de la souveraineté de la médecine traditionnelle burkinabè », a-t-il déclaré.
Pour rappel, la Semaine nationale de la médecine traditionnelle et alternative 2025 s’est tenue du 6 au 11 octobre à Kaya, dans la région des Koulsé.