
Le Premier ministre a réaffirmé l’ambition du Gouvernement d’inverser cette tendance, en portant la proportion d’apprenants de l’EFTP à 60 % à l’horizon 2050, afin de disposer d’une masse critique d’ouvriers spécialisés, de techniciens et d’ingénieurs capables de booster le développement endogène du pays.
Il a également insisté sur la nécessité d’aligner les filières de formation sur les besoins réels du marché de l’emploi et sur les exigences du développement national.
« Il nous faut allier la théorie à la pratique. C’est pourquoi l’alternance école-entreprise doit être privilégiée pour garantir l’employabilité et l’insertion professionnelle immédiate », a-t-il déclaré.
Au nom des pays de l’Alliance des États du Sahel (AES), la ministre malienne de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation technique et professionnelle, Oumou Sall Seck, a salué cette initiative, qu’elle a qualifiée de signal fort d’un engagement collectif à bâtir un avenir meilleur pour la jeunesse à travers le travail, la compétence et la solidarité.

« Le développement du capital humain est au centre de cette ambition. Il constitue le levier essentiel pour vaincre la pauvreté, la migration irrégulière, l’insécurité et renforcer la cohésion sociale », a-t-elle souligné.
Ce forum s’inscrit dans la dynamique nationale de concertation et de co-construction des politiques éducatives, après plusieurs foras régionaux ayant permis de recueillir les attentes des populations et des acteurs du secteur.
Par cette initiative, le Gouvernement entend faire de l’EFTP un pilier central de sa stratégie de développement humain, économique et durable. À l’issue des travaux, une feuille de route nationale sera adoptée, avec des engagements clairs pour améliorer l’accès, la qualité et la pertinence de l’enseignement et de la formation technique et professionnel au Burkina Faso.
DCRP/Primature