Dans le cadre de la première phase de la 3e édition des Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne (JEPPC) 2026, un panel de haut niveau s’est tenu, le vendredi 27 mars 2026, pour poser les bases d’une administration publique burkinabè rénovée, en phase avec les idéaux de souveraineté, d’efficacité et de service au peuple.
Le Ministère des Serviteurs du Peuple, en partenariat avec la Primature, le ministère de l’Administration territoriale et de la Mobilité ainsi que la Commission de Régulation des Dysfonctionnements (CRD), a co-organisé un panel stratégique autour du thème : « la refondation de l’administration publique burkinabè au service de la Révolution progressiste populaire ». Cette rencontre a mobilisé, en présentiel et par visioconférence dans les régions, des acteurs clés de l’administration centrale et déconcentrée, des partenaires sociaux ainsi que des représentants du secteur privé.
En ouverture des travaux, le message du Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré pour la 3e édition des JEPPC 2026, a été lu par le Ministre des Serviteurs du Peuple, Mathias Traoré. En introduction du panel, le Ministre des Serviteurs du Peuple a mis en lumière les défis persistants de l’administration publique burkinabè. Il a insisté sur la nécessité d’une réforme en profondeur, en cohérence avec la vision du Président du Faso et du Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo. « Il est impératif de définir, de manière collégiale, l’architecture d’une administration révolutionnaire débarrassée de ses pesanteurs », a-t-il affirmé, appelant à un diagnostic sans complaisance et à l’adoption de nouveaux paradigmes.
Structuré autour de trois communications majeures, le panel a permis d’aborder les dysfonctionnements de l’administration, la doctrine comportementale attendue des agents publics et la vision historique et prospective d’une administration révolutionnaire. Les échanges ont notamment porté sur la qualité des services publics, les comportements professionnels, ainsi que les axes stratégiques pour une transformation rapide et durable.

Le panéliste Francis Paré, Secrétaire permanent de la modernisation de l’administration et de la bonne gouvernance, a retracé les racines historiques des dysfonctionnements actuels. Selon lui, « l’administration publique a hérité de pratiques issues de la période coloniale, privilégiant souvent les intérêts personnels et corporatifs au détriment de l’intérêt général ». Il a ainsi plaidé pour une rupture assumée : « Cette révolution progressiste requiert un agent public au diapason des intérêts du peuple. Des transformations courageuses sont nécessaires pour bâtir une administration souveraine et productive ».

De son côté, le Conseiller spécial du Premier ministre, Luc Damiba, est revenu sur l’expérience de la Révolution démocratique et populaire sous le Capitaine Thomas Sankara. Il a rappelé que cette période avait consacré « une administration de rupture, moins coûteuse, efficace et proche des populations ». Il a également mis en exergue l’engagement des agents publics de l’époque, qui contribuaient activement aux efforts de développement national. « Les agents publics devaient être des modèles, profondément ancrés au sein du peuple et engagés dans la production et les actions collectives », a-t-il indiqué.
Ce panel a été un cadre important de réflexion sur le processus de refondation de l’administration publique burkinabè, en droite ligne des ambitions de la Révolution progressiste populaire et des aspirations profondes du peuple burkinabè.
DCRP/Primature
