Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a reçu en audience, ce lundi 30 mars 2026, une délégation de la Société burkinabè d’histologie, d’embryologie et de cytogénétique (SOBURHEC). Conduite par le ministre conseiller spécial du Président du Faso, Pr Alfred Rakissida Ouédraogo, la délégation a présenté au Chef du Gouvernement le projet d’organisation d’un congrès scientifique à Ouagadougou.
La SOBURHEC est une société savante, membre de la Société africaine francophone d’histologie, d’embryologie et de cytogénétique (SAFHEC). Elle regroupe des spécialistes intervenant dans trois domaines clés : l’histologie, l’embryologie et la cytogénétique, autant de disciplines essentielles au développement du système de santé.

Pour le Pr Ouédraogo, l’histologie constitue un levier important pour valoriser la médecine traditionnelle, notamment à travers l’expérimentation sur des modèles non humains, tels que les cultures cellulaires et tissulaires, en vue de tester l’efficacité thérapeutique des produits issus de la pharmacopée africaine.
Abordant la question de l’embryologie, il a mis en lumière son rôle dans la prise en charge de l’infertilité. « De plus en plus, les problèmes de procréation touchent environ 20 % de la population, notamment les jeunes. Cette société travaillera à accompagner les familles afin de contribuer à la résolution de cette problématique », a-t-il indiqué.
Quant à la cytogénétique, elle intervient dans le diagnostic des maladies génétiques ainsi que dans le diagnostic moléculaire de précision, notamment dans la lutte contre le cancer. À ce titre, la structure ambitionne d’accompagner la vision du Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, en matière d’amélioration du diagnostic et de la prise en charge du cancer, en particulier du cancer du sein.
Les échanges avec le Chef du Gouvernement ont notamment porté sur la tenue prochaine du 5ᵉ congrès scientifique de la SAFHEC, prévu du 27 au 30 avril 2026 à Ouagadougou, sous le thème : « Histologie expérimentale, génétique et pharmacopée africaine ». En vue d’une organisation réussie de cette grande messe scientifique, la délégation de la SOBURHEC a sollicité l’accompagnement du Gouvernement.
Le 5ᵉ congrès de la SAFHEC réunira des scientifiques du Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (CAMES) et d’ailleurs. Elle ambitionne de faire du Burkina Faso une plateforme d’échanges scientifiques autour des enjeux liés à la pharmacopée africaine, à la recherche biomédicale et à l’industrialisation des produits de santé.
Une table ronde avec les tradipraticiens est également au programme de ce 5ᵉ congrès. Son but est de renforcer la collaboration entre savoirs endogènes et science moderne, notamment pour la protection et la valorisation des connaissances locales, en lien avec l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (OAPI).
L’objectif, selon le Pr Alfred Rakissida Ouédraogo, est de poser les bases d’une production locale de médicaments, en s’appuyant sur les ressources et les savoirs endogènes, afin de réduire la dépendance vis-à-vis de l’extérieur.

À l’issue de l’audience, Pr Ouédraogo s’est félicité de la qualité des échanges, saluant l’engagement du Premier ministre à accompagner cette initiative. Il a également relevé les conseils prodigués par le Chef du Gouvernement. Celui-ci a réaffirmé l’engagement du Gouvernement à offrir les conditions nécessaires à l’essor de la recherche scientifique et invite les acteurs à un changement de paradigme, en phase avec la vision d’un développement endogène et souverain.
Cette audience traduit, une fois de plus, la volonté des autorités burkinabè de promouvoir la recherche scientifique et l’innovation, en les mettant au service du développement du système de santé et de la valorisation des ressources locales.
DCRP/Primature
